Serpent de Mer

Je sors d'une licence d'arts plastiques et viens d'intégrer une formation d'arts et technologies de l'image. Ce blog regroupe toutes mes productions depuis 2010 jusqu'à aujourd'hui : d'abord peinture, dessins, photos... maintenant exclusivement images 3D.

11 octobre 2011

Expo HEY ! Paris - Halle Saint Pierre

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J'y serai... je sais pas quand, mais j'y serai.

HEY ! Halle Saint Pierre
du 15/09/11 au 04/03/12 

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07 mai 2011

Les 60 ans du bic !

C'est un peu comme avoir l'autorisation de tagguer les tables à l'école.

 

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The BicWall

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30 août 2010

Concours Fanartminator (Event forum et jeu Dofus)

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Goultard devant le zaap de la forêt des abraknydes (portail d'accès au serveur tournois 2009).
Feutre rouge et noir, feutre à alcool sépia, crayon à papier, "T-pex", stylo bille noir, rouge et vert, café sur patchwork en papier craft.

Concours de dessin "fait main" à l'occasion du tournois pvp inter-serveur Goultarminator pour le jeu Dofus, Ankama Games.

Août 2010.

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16 avril 2010

C'est la vie ! Vanités de Caravage à Damien Hirst (Musée Maillol)

 

Je reviens du musée et qu'un mot à dire. Un bon gros "bof" résonnant comme une accusation sévère mais juste.

Un Bof si profondément sensé, tant cette expo que j'ai si longtemps attendue - si longtemps espérée, quand je me retrouvais sous des montagnes de livres traitant de la vanité à travers les siècles (soit 3 livres peu lourds - quand mon professeur de physique me disait que je prenais les taupinières pour des montagnes il avait dans ce cas précis bien raison) et que je n'y trouvais, de page en page, que frustration et désespoir - me laisse sur la faim.

Ce "bof" mérite bien que la raison de sa présence aujourd'hui soit explorée. Ce n'est pas un "bof" en l'air comme quand votre copain vous donne son avis sur la jolie petite robe que vous avez trouvée en soldes chez H&M, ou quand votre petite copine essaye de décrire votre performance au lit. Non, mon "bof" est un "bof" aussi important qu'un trou dans une chaussette (vous me direz alors que ce n'est pas si important mais sachez, pauvres ignorants, que si vous vous retrouvez en chaussettes - de tennis ! - trouée devant votre patron, vous tomberez très, très bas dans son estime).

Revenons-en à cette expo :

J'ai eu un étrange sentiment kafkaïen en me baladant dans cet espace d'exposition. Sentiment non induit par son architecture mais par cet obscur procédé d'organisation des œuvres. Je m'explique : nous arrivons dans la partie "Contemporaine" de l'expo au rez-de-chaussée (ou un poil en dessous du niveau de la Seine) où sont exposées du Basquiat, du Warhol, du Niki de Saint-Phalle, du Messager, du Hirst (beaucoup de Hirst - encore 2 ou 3 œuvres de cet artiste et on aurait presque pu croire à une expo personnelle + guest)... Bref, des gens quasiment tous morts, mais bel et bien des artistes contemporains.
Puis, par un presque demi-tour rotatif chassé incliné (attention à la marche) avant droite, on arrive dans une salle annexe titrée "cabinet de  curiosités" où l'on peut voir côtoyer dans une relative harmonie des anamorphoses anonymes de XVIII-XXè s., une autre anamorphose contemporaine The Skull (P. Delvaux, 1997), des crânes académiques et des cannes en ivoire. Arrivent   ensuite, ce qui semble être encore sous le joug de la thématique "cabinet de curiosité", les installations de Alberola, Rien, 1995, et des vidéos de Oursler et Canevare. A savoir le pourquoi du comment ils en sont arrivés là, cela reste un mystère.

La suite de l'expo se passe au second étage (le premier étage étant la suite et fin, mais nous ferons en dernier un tour au sous-sol pour la suite de la suite de la visite... alala la prochaine fois je louerai les services d'un sherpa) où se divise alors l'expo en deux branches à priori distinctes : "Classiques" ("Mourir à Pompéi" et "Naissance de la Vanité") et "Modernes" ("La conscience et la mort").

Alors là, nous entrons dans la quatrième dimenssssiiiiiiion.

La visite bifurque premièrement dans la direction des "Modernes" où nous trouvons :

Picasso, Braque, Cézanne... jusque là, c'est pas trop mal... Nadar, McDermott et  Mc Dough... moui ok, alors c'est de la photo on va dire que ça passe...  Ernst (WTF ?), Ernest Pignon Ernest (WTF !?), Jake & Dinos, the same thing only smaller or the same size  but a long way away, 2005  (WTF² !?!)... faut-il continuer ? je préfère que vous me signiez une  décharge avant toute chose. Ne vous en faites pas, ya dla bonne à la fin  aussi.
Bien, sortons de là, avec une tête ahurie (O_o) mais on se  dit que ce ne sont que des anomalies peut-être accidentelles  (confondre contemporain et moderne ça arrive à tout le monde... enfin, "tout le monde" n'inclue normalement pas les gens qui font des expos) et que tout  ira mieux après... Gag.

Quart de tour droite : la partie  "Classique".
La partie classique se divise en deux thématiques :  "Mourir à Pompéi" et "Naissance de la Vanité".

Mourir à Pompéi

Cette  thématique débute avec une mosaïque trouvée à Pompéi et datant du Ier  siècle ap. J.-C., intitulée Memento  Mori, d'auteur inconnu. Puis suit l'œuvre de P. Pasqua : Crâne aux Papillons, 2006 (?!), puis trois vitrines des  bijoux de Codognato, XXe siècle -  avec des noms célèbres des amateurs du genre - Annunzio, Vosconti,  Onassis, Elton John (la  classe)... En face des dites vitrines un accrochage semblé organisé par  la Sainte mère Tombola où s'alternent œuvres (peintures et photo) de S. Renard de Saint André, Vanitas, 1650 ; C. Sherman, Untilted, 1992 ; L. Maradori, Cupidon  endormi, XVIIe siècle. Et pour couronner le tout, dans une  petite pièce au fond, un théâtre d'ombres de Boltanski.
Ah oui,  et comment oublier : un énième Hirst.

Naissance de la Vanité

La  naissance de la Vanité concerne véritablement la Renaissance. Hors de  l'imagerie profane des pays bas - dit "âge d'or Hollandais" ou "siècle  d'or néerlandais" (en majorité sous forme de natures mortes - exposition Âge d'or Hollandais à la Pinacothèque), la Vanité  prend place dans les œuvres à thématique religieuse comme symbole de la  pénitence ou de la méditation et accompagne inéluctablement Madeleine,  Saint François ou Saint Jérôme. Avec soulagement, il y a dans cette  place Saint François en méditation, Caravage, 1602 (le coquin de Caravage sait se faire prier j'ai eu peur  que Caravage soit en fait un pseudonyme de Hirst ! "Vanités, de Hirst à Hirst" ça le  faisait pas) ; Saint Jérôme en  méditation, P. Paolini, 1629... Et là, c'est le drame :  perfidement embusqué entre un Caravage et un Paolini, Skull de S. Levine, 2007 et plus loin encore, une impression de déjà vu, Migraine   de... Jake & Dinos, 2004 !

Titubant hors de la vue de  ce blasphème, descendons un étage pour voir la suite et fin de l'expo  (mais pas la fin pour nous, vous suivez ?)... alors heu... c'était quoi  déjà ? Alors je crois... que c'était... art contemporain. Effectivement,  en fait si je me souviens bien il y a pour commencer le RDC  contemporain, le 2ième étage classique et moderne, (avec du contemporain en bonus) puis le 1er  contemporain. Voilà, nous y sommes ! "Être ou ne pas être photographié"  bon alors, photo, photo, tiens bijou c'est original, photo, peinture,  photo, sculpture et... photo. Certes.

Bien, bien, bien, intéressant tout  çà ! Maintenant, descendons au sous-sol pour voir "la plus grande vanité  du monde", The Vanitas Record  de Koen Theys, une vidéo de 33.37 minutes en boucle, de 2005. C'est une  vidéo reprenant le thème des vanités en nature mortes avec la symbolique  principale du temps : amoncellement de livres (les connaissances),  d'horloges analogiques ou à aiguilles (le temps), de bougies éteintes et  de fumée (le temps et la mort en action), d'escargots (lenteur et temps  - CF l'artiste), de crânes humains et d'étoffes (peut-être par soucis  esthétique mais aussi un attribut de Saint-Jérôme). Niveau bande son,  cette vidéo est qualifiée de "silencieuse", on entend les montres faire  tic-tac, les escargots faire des bulles de bave, le coq chanter le jour,  les chiens hurler la nuit, le plancher grincer. Le tout entrecoupé de  deux interviews de l'artiste concernant son œuvre : les questionneurs  semblent surtout intrigués par les escargots (ah les journalistes, ça s'étonne de tout sauf du plus important)... A la fin de la vidéo, la  scène change : photographes et caméramans à la pelle sous fond sonore d'un  colloc' où les voix des experts et autres mondains de l'Art  s'entremêlent dans des phrases quasi-identiques et où l'on n'apprend pas  grand chose sur l'œuvre elle-même (bonjour, c'est beau, c'est un  record, les livres, les escargots, les crânes, au revoir et merci) et  puis des applaudissements à en perdre sa modestie.

Je pense en  fait que cette œuvre de Koen Theys est la plus sensée, celle qui parle  le mieux de ce qu'est la vraie Vanité. On pourra certes faire raconter  la même chose au Saint Jérôme de Paolini mais l'organisation de cette expo étant si illogique qu'elle interfère avec le sens de toutes ces œuvres. L'exposition "C'est la vie" n'est-elle pas d'ailleurs elle-même  vanité ? Dans le sens où ce travail et la bonne volonté des collectionneurs à travers le monde pour créer cet heureux événement ont  été vains...

Alors puisque le temps nous est cher, avant que nous  ne pourrissions, avant que les vers ne se repaissent de notre chair et  que nos yeux nous tombent hors des orbites, vous pouvez outre-passer la  visite (qui est une perte de temps, je le précise au cas où ça ne soit pas compris) et acheter le catalogue qui est, pour une fois, bien mieux que l'exposition. Et oui, petits veinards ! Pour seulement 38euro (attention 5% de remise en vente sur place c'est une affaire en or !) + 9 euro pour payer le droit d'entrée à la boutique qui se trouve au-delà du tourniquet sagement gardé par un viril vigile d'1 mètre 65, vous pourrez consulter des reproductions miniatures d'œuvres rangées correctement dans les catégories "classique", "moderne" et "contemporain" et en plus dans l'ordre chronologique ! Et en cadeau, 80% d'œuvres qui ne seront pas montrées dans l'expo et que vous ne verrez probablement jamais en vrai donc faites pas chier, merde !

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